Santé mentale
Newsletter 27 Janvier 2026
Table des matières
« Mon fils est complètement démotivé et il a complètement lâché prise. »
J’ai reçu cet email d’une maman vendredi dernier.
Et peut-être que ce que décrit cette maman te parle.
On parle souvent des conséquences scolaires des troubles des apprentissages.
Mais leurs effets ne s’arrêtent pas aux portes de l’école.
C’est pourquoi la Haute Autorité de Santé préconise une prise en charge globale du trouble.
Pas uniquement concentrée sur la scolarité de l’enfant mais aussi sur son bien-être.
Parce que les enfants avec un trouble spécifique des apprentissages présentent plus souvent des signes de souffrance psychologique : anxiété scolaire, baisse de l’estime de soi, troubles du comportement, symptômes dépressifs.
Ce n’est pas le trouble qui fait souffrir l’enfant, mais l’environnement dans lequel il ne se sent ni compris ni soutenu.
Un enfant dys fait BEAUCOUP plus d’efforts qu’un autre enfant pour des résultats souvent moins bons. C’est mathématique : à un moment, le cerveau dit stop. C’est trop.
Trop difficile. Trop fatiguant. Trop injuste.
Parfois, l’enfant finit par lâcher prise et perd toute motivation.
Parfois, ça donne l’inverse : opposition, agitation, crises pendant les devoirs.
Ces comportements difficiles ?
Une stratégie de protection (inconsciente) face au stress et à la honte que ressent ton enfant.
Quand il refuse de faire ses devoirs, ce n’est pas pour te défier.
C’est pour éviter de revivre l’échec.
Quand il s’agite, ce n’est pas du sabotage.
C’est qu’il ne sait plus comment gérer ce qu’il ressent.
Ce qui aggrave tout
- un diagnostic tardif
- l’absence d’adaptations
- les remarques humiliantes ou les comparaisons avec les autres
- la surcharge d’écrit et les évaluations non adaptées
Ce qui protège la santé mentale de ton enfant
D’abord, la compréhension partagée entre l’école et la famille.
Que tout le monde soit d’accord sur un point : ce n’est ni manque d’effort, ni un manque d’intelligence.
Des compétences socio-émotionnelles pour être capable de mettre des mots sur ses souffrances.
Des adaptations concrètes à l’école pour des évaluations plus justes de ses compétences.
La confiance se reconstruit là où l’enfant se sent compétent, souvent en dehors du cadre scolaire. (J’ai consacré une newsletter entière à ce sujet, tu peux la lire ici)
Pour moi, la vraie question n’est pas tant « comment je fais pour qu’il réussisse à l’école ? » mais plutôt « comment je fais pour qu’il grandisse en se sentant capable, malgré ses difficultés ?”
Parce que préserver sa santé mentale aujourd’hui, c’est lui permettre de se construire demain.
Rejoins + de 500 parents engagés qui lisent ma newsletter
Chaque semaine, je t’envoie :
- des conseils concrets pour accompagner ton enfant
- des éclairages basés sur les sciences de l’éducation et la psychologie
- des outils ludiques pour rendre l’apprentissage plus motivant
🎁 En cadeau de bienvenue : un PDF avec 7 activités simples pour redonner à ton enfant l’envie d’apprendre.
👉 Je m’inscris à la newsletter et je reçois mon cadeau